6 documentaires qui donnent envie de quitter les réseaux sociaux

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Les réseaux sociaux, monde virtuel où se tissent échanges, likes et débats, sont devenus nos meilleurs amis de poche. Une poignée de clics et la magie du scroll fonctionnent. Addictifs, ces espaces 2.0 à l’apparence conviviale occupent nos pouces une bonne partie de la journée. On passerait d’ailleurs plus de trois heures à leur côté. Pourtant, les réseaux sociaux ne sont pas tout rose.

Surveillance, violation de données privées, marketing d’influence qui pousse à l’achat… l’envers de la toile fait froid dans le dos. Erreur 404, il serait temps de se débrancher. Et ce n’est pas cette sélection de 6 documentaires qui nous disent le contraire.

1 – Derrière nos écrans de fumée

Les réseaux sociaux, spirales infernales qui envoûtent les jeunes générations, enfoncent la porte des données personnelles, sans crier gare. Nos vies virtuelles battent au rythme des algorithmes et c’est périlleux. Le documentaire Netflix « Derrière nos écrans de fumée » pointe du doigt ces dérives invisibles.

Leur téléphone greffé dans la paume, les utilisateur.rice.s subissent une intrusion silencieuse, menée à bien par les fameux GAFA. Loin d’être ennuyante, cette création suit le quotidien ordinaire d’une famille, assujettie par le côté captivant du téléphone. Les explications de fond, elles, sont amenées grâce à des interviews d’anciens experts de la Silicon Valley. On y découvre le vrai visage machiavélique de l’ère numérique. Les géants du numérique s’en frottent les doigts avec leurs algorithmes bien pensés.

L’objectif ? Contrôler la décision des utilisateurs.rice.s et influencer leur choix. Surveillance permanente, analyse des clics, mythe de la gratuité… la toile s’assombrit au fil de l’histoire. Ce documentaire frondeur révèle ce qui se cache vraiment au fond de nos téléphones et c’est glaçant.

Disponible sur Netflix.

2 – Instagram, la foire aux vanités

Instagram, réseau créé il y a dix ans, est devenu le royaume des photos 2.0. De simple album personnel à véritable pourvoyeur de complexes, il a mal vieilli. Course au buzz, appât du like, rue vers les abonné.es… bienvenue au marathon de la célébrité. En 87 minutes, le documentaire Arte « Instagram, la foire aux vanités », décortique les dessous sinistres du réseau aux 2 milliards d’utilisateur.rice.s.

De ses débuts à ses déboires, cette création analyse la mutation du réseau. À l’origine dédiée à la retouche photo, il a connu une vraie chirurgie. Repaire des corps sculptés, temple des influenceur.se.s en quête de notoriété, mais aussi lieu de prédilection des hashtags à portée militante… Instagram est le prolongement des vices de société. Ce documentaire édifiant révèle à quel point le réseau contamine nos choix.

Entre marketing d’influence et apologie du corps parfait, la santé mentale se retrouve totalement brûlée. Véritable jungle numérique où l’apparence compte pour mille, Instagram enracine un peu plus des problèmes de la vie réelle. Ce documentaire dresse un portrait morose de l’application et de la question justement sur son intérêt.

Disponible sur Arte.

3 – Influenceuses

Celles que l’on admire et que l’on jalouse parfois secrètement derrière nos écrans sont loin d’avoir une vie de château bien rangée. Au contraire. Mais les influenceuses, ces filles qui réunissent une foule de likes derrière leur post, ne démontre que les moments étincelants sur les réseaux sociaux. Repas dans des hôtels cinq étoiles, brasse au milieu des dauphins de Tahiti, cadeaux des grandes marques… ce tableau de rêve jette des paillettes dans les yeux des utilisateur.rice.s.

Et à trop surfer sur le quotidien lisse, étincelant et inaccessible des influenceuses, sur fini par sombrer. C’est l’expérience qu’en a tirée Lola, protagoniste du court-métrage « Influenceuses ». Fan de Jessica Serin, alias Miss Billy, l’adolescente de 15 ans suit les moindres faits et gestes de son idole. « J’aimerais tellement être comme toi », lâche-t-elle au détour d’un commentaire. Une petite phrase qui en dit long sur l’estime de soi. En quelques clics, la confiance s’effondre.

Devant ces aliments qui sentent le succès à plein nez, l’impression de ne pas valoir un centime se fait cruellement entendre. Et du haut de ses 1,1 million d’abonnés.es Miss Billy, devient une référence dangereuse verser Lola. Ce documentaire illustre avec fidélité les blessures personnelles creusées par la perfection « faussée » des influenceuses.

Disponible sur YouTube.

4 – Complément d’enquête : le vrai business des influenceurs

Diffusé le 11 septembre dernier en deuxième partie de soirée, ce numéro de Complément d’enquête a soulevé la toile. Avec son titre évocateur « Arnaque, fric et politique : le vrai business des influenceurs », cette enquête pointe la caméra sur l’argent des influenceur.se.s, notamment issue.es de la téléréalité. Et c’est clairement le nerf de la guerre, même sur le net. Ces messieurs et mesdames tout le monde, propulsé.es au sommet de la gloire après un passage à l’écran, exhibent sans cesse leurs biens aux yeux de tou.te.s.

Maison design à Dubaï ou armoire débordante de Louboutin, le luxe les suit jusqu’aux pieds. Mais que serait tout le gratin 2.0 sans le entreprise juteux des placements de produit ? C’est justement le premier enseignement de cette enquête. Bien loti.es dans leur paradis fiscal, ces stars des réseaux sociaux prennent le soin de concocter des publicités déguiséesen compagnie de bras droits rodés.

Et ce n’est pas le seul vice. Certain.es brillent par leur éloquence d’escrocs. Guidé.es par leur fibre vénale, il.elle.s vantent par exemple les mérites des cryptomonnaies, des paris sportifs, mais aussi du dropshipping. Cet univers du marketing d’influences, vicieux et compétitif, est savamment mis à nu.

Disponible en replay sur France Télévisions.

5 – Ne baise pas avec les chats : un tueur viral

Cette mini-série Netflix est inspirée d’une histoire vraie terrifiante : celle du tueur en série Luka Rocco Magnotta. Ce Canadien, ancien escorte-boy et acteur amateur de films pornographiques était surnommé « le dépeceur de Montréal ». Cet homme s’est fait connaître par son mode opératoire d’une violence et d’un sadisme inouïs. En 2012, un corps démembré est retrouvé dans une valise. Il s’agit de celui de son amant Lin Jun. Orchestré de la façon la plus abominable, ce meurtre a même été filmé.

La signature du tueur ? Tuer des chats devant la caméra. Le documentaire ne s’attarde pas sur l’enquête qui a déjà résonné sur tout le globe. Il prend le parti de montrer le travail de fourmis des geeks pour retrouver la trace de spécimens dangereux. Ces gens pour qui le codage n’a pas de secrets ont analysé les faux profils, les données personnelles et les petits détails des vidéos en question.

Après des recherches acharnées derrière leurs écrans, ce groupe de geeks composé de millier de personnes, met la main sur l’identité du tueur. Avec leur connaissance sans failles du webils dévancent les policiers et permettent de stopper ces scènes de terreur.

Disponible sur Netflix.

6 – Le grand hack

Cette fois, c’est une affaire de data rétention qui est sous le feu des projecteurs. Avec ce documentaire, Netflix lève le voile sur le scandale Cambridge Analytica. Révélé en 2018 dans les colonnes du New York Times et The Guardian, il a fait fuiter 87 millions de comptes Facebook, sans autorisation. C’est le lanceur d’alerte Christopher Wilye qui a exposé cet abus de pouvoir 2.0 au grand jour.

De mèche avec Facebook, la société Cambridge Analytica, connue pour avoir travaillé sur la campagne de Donald Trump, a eu un accès presque illimité à des données supposées « personnelles ». Le mais ? Glaner des voix à l’heure des campagnes politiques. Cette technique illégale est soigneusement décorée dans « The great hack ».

On y voit l’envers d’une manipulation massive et insidieuse. Une vulgarisation qui permet enfin de mesurer la réelle puissance des GAFA. Face à ce mastodonte des réseaux sociaux, difficile de faire le poids.

Les réseaux sociaux, même s’ils animent la majorité de notre temps libre, sont impitoyables. La digital detox est certainement le meilleur remède pour s’écarter durant quelques semaines de cet environnement criblé de notifications. Cette reconnexion avec la réalité a tout bon. Réparatrice et anti-stress, elle nous permet de retrouver le vrai goût des choses simples.

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