ces ministres en quête d’une baronnie locale

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Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, devrait voir d’ici la fin du mois son influence politique renforcée dans le Nord à moindre frais. Le 29 janvier, la liste qu’il mène pour l’élection du « bureau départemental » de Renaissance l’emportera sans mal… faute de concours. Comme lui, d’autres ministres cherchent à s’imposer à la tête des futures baronnies locales du parti présidentiel ; quand certains ont préféré s’impliquer plus discrètement, en position plus basse sur des listes souvent dirigées par des députés.

En Seine-et-Marne, Franck Riester (Relations avec le Parlement), ne devrait pas non plus rencontrer de grande difficulté. Face à lui, une « liste plutôt de témoignage », juge un macroniste qui suit ces examens de près.

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Gabriel Attal, Olivier Dussopt, Agnès Pannier-Runacher candidats mais pas numéros un

Même calme campagne attendue pour Gabriel Attal dans les Hauts-de-Seine, bien que le ministre des Comptes publics ne se présente pas comme numéro un. Il figurera au sein de la seule équipe de candidats du département, portée par l’ancienne députée macroniste Laurianne Rossi. Olivier Dussopt (Travail, Plein emploi et Insertion) fait aussi le choix d’un poste de soutien, engagé derrière sa suppléante en Ardèche, Laurence Heydel Grillere.

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Patricia Mirallès (Anciens combattants et Mémoire) se présente dans l’Hérault, sans concours non plus ; à l’instar de l’ancienne ministre Brigitte Bourguignon, dans le Pas-de-Calais, avec Agnès Pannier-Runacher (Transition énergétique) sur sa liste.

Des concurrents pour les ministres parisiens

Clément Beaune (Transports), Olivia Grégoire (Petites et moyennes entreprises, Commerce, Artisanat et Tourisme) et Marlène Schiappa (Économie sociale et solidaire et Vie associative) se rangent derrière le député Sylvain Maillard, pour Paris. Eux ont eu une mauvaise surprise : ces poids lourds de la capitale ont travaillé depuis des mois à l’unité, traumatisés par les querelles internes des dernières municipales… Mais font face à une liste composée de plusieurs référents locaux, anciens et actuels, connus des militants appelés aux urnes. « C’est moins célèbre que ce qu’on propose », s’étonne un macroniste.

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La ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle, Carole Grandjean, en deuxième position derrière le vice-président de Territoires de Progrès, Ergün Toparslan, affrontera en Meurthe-et-Moselle le député Renaissance Emmanuel Lacresse.

Tensions en Gironde

Tensions aussi en Gironde : le député Renaissance Éric Poulliat, avec le secrétaire d’État Bérangère Couillard (Écologie) est en compétition avec le référent actuel, Aziz Skalli… sur la liste désignée figure un autre député de la majorité, Thomas Cazenave, par ailleurs ancien candidat de la majorité aux municipales de Bordeaux.

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