Chama Karhat, directrice générale de Influencia, se livre sur le marketing d’influence

356f0898d703ccc9b0c5b13578cac613-e1666347644564.jpeg

L’agence Influencia, 1re Agence 100 % dédiée au conseil en Marketing d’influence au Maroc, a remporté le prix de la « meilleure campagne d’influence », lors de la 5e édition des Impériales. Sa fondatrice et directrice générale Chama Karhat se livre sur le marketing d’influence devenu, ces dernières années, la stratégie en vogue pour les marques qui cherchent à élargir leur public.

Ce contenu est une communication d’entreprise. Il n’a pas été écrit par les journalistes de TelQuel.

Il y a quelques années, le critère principal de choix d’une marque ou d’une agence pour choisir un influenceur était la taille de sa communauté. Qu’en est-il aujourd’hui? Et pourquoi?

Effectivement, il y a quelques années, le critère principal pour choisir un influenceur était la taille de sa communauté parce qu’il n’y avait pas de technologies ou d’outils permettant d’analyser d’autres données. Aujourd’hui, la technologie est plus avancée et donne lieu à de nouveaux critères : quantitatifs et qualitatifs.

Sur le plan quantitatif, le taux d’engagement est un indicateur de performance très important. Il indique le degré d’intérêt et d’interaction (like, commentaire et partage) des abonnées au sein d’une communauté et permet aux marques de savoir à quel intérêt ou rendement s’attendre en activant tel ou tel influenceur.

Quant aux critères qualitatifs, l’image de la marque et de l’influenceur doit aller de paire. En effet, une collaboration ne met pas seulement en jeu l’image de l’entreprise, mais aussi celle du créateur de contenu. C’est un partenariat gagnant-gagnant, car il doit s’assurer que le contenu est intéressant pour les abonnées et que sa qualité correspond aux exigences de la marque. Aujourd’hui, une marque cherche à collaborer avec des influenceurs qui produisent du contenu pertinent pour sa niche : on parle de publications à fort impact (tournage, animation motion design, montage). Fini les publications classiques.

Ainsi, nous nous interessons principalement au taux d’engagement, au positionnement, à la qualité du contenu et à la créativité de l’influenceur en premier lieu.

Est-ce que le marketing d’influence n’a de valeur que sur des produits de grande consommation ou peut-il être utile et efficace pour tous les secteurs d’activité?

Le marketing d’influence peut être efficace au niveau de tous les secteurs d’activité. C’est vrai que l’influence au Maroc tourne notamment autour des produits de grande consommation, mais si nous faisons un benchmark à échelle internationale, dans des pays avec un niveau d’influence plus développé que le nôtre, nous avons constaté que l’influence est présente dans tous les domaines : influence environnementale, influence touristique, influence politique…

Au Maroc, nous avons principalement des influenceurs lifestyle, mais il y a de plus en plus des influenceurs émergents qui feront des sujets particuliers comme l’art, l’environnement ou autre.

On pense à tort que le métier d’influenceur est « simple ». Qu’il suffit de poster quelques photos et des histoires où l’on vante tel ou tel produit. Quel est votre avis sur ce préjugé? Qu’est-ce qui différencie du coup un « bon » d’un « mauvais » influenceur?

Oui, le métier d’influenceur rencontre plusieurs préjugés. Dans certains cas, ce n’est même pas considéré comme métier, et dans d’autres cas, c’est considéré comme un moyen facile pour gagner sa vie. Étant en contact continu avec les influenceurs, je sais pertinemment que c’est un travail acharné qui demande du temps et de la persévérance.

Ils peuvent rester jusqu’à des heures impaires à créer, modifier ou valider le contenu avec l’agence, sans compter des semaines à réfléchir sur des concepts originaux. Les abonnées ne réalisent pas l’engagement que cela nécessite parce qu’elles voient que le résultat final, une histoire simple, mais derrière il y a toute une réflexion, de temps et d’investissement personnel.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais influenceur, chacun sa personnalité, son style, son univers et sa cible

Pour la seconde partie de la question, il n’y a pas de bon ou de mauvais influenceur, chacun sa personnalité, son style, son univers et sa cible. Les abonnées sont libres de suivre les personnes qui les intéressent, car en définitive, l’influenceur a le pouvoir et l’influence que lui confère sa communauté.

D’un point de vue de l’agence, un bon influenceur est une personne engagée, passionnée avec une stratégie de contenu à court, moyen ou long terme, un positionnement clair et une ligne éditoriale sincère et authentique avec sa communauté. Ainsi, tout influenceur est bon aux yeux de sa communauté, il faut donc suivre d’une manière intelligente.

Quelle est la particularité de votre métier et sa plus grande difficulté?

La particularité de notre métier en tant qu’agence, c’est que nous avons une double casquette et un double intérêt à défendre. D’une part l’intérêt de la marque et d’autre part l’intérêt des influenceurs.

Pour la marque, nous l’accompagnons dans sa stratégie, son contenu de marque et le choix du canal de communication et d’influenceur. En ce qui concerne les influenceurs, nous leur apportons notre conseil et leur accompagnement en leur proposant des marques qui correspondent à leur univers et qui les sollicitent à se mettre en valeur et à grandir davantage.

La difficulté dans tout cela, c’est de faire passer les influenceurs dans les stratégies de communication des marques, tout en garantissant une bonne expérience pour les deux parties et un bon retour sur investissement.

Facebook
Pinterest
Twitter
LinkedIn
Email