En Cornouaille, des cabines de téléconsultation pour l’instant discret – Quimper

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  • 1 À quoi servent-elles ?

  • « De nombreux Français rencontrent aujourd’hui des difficultés pour accéder aux soins, principalement à cause de la désertification médicale, dans les milieux ruraux comme dans les grandes villes », expose rapidement Achraf Ouizza, chef de projet digital marketing chez Tessan. Partant d’un tel constat, cette entreprise a, comme d’autres, décidé de se spécialiser dans la fabrication et la commercialisation de bornes et de cabines de téléconsultation (et plus récemment encore, de tables de téléophtalmologie). Alors que les besoins en soins sont énormes, que les soignants sont débordés, Achraf Ouizza affirme que l’objectif est aussi de « désengorger les urgences ». « Notre but, ce n’est pas de concurrencer les médecins, mais de faciliter l’accès aux soins, insiste-t-il. C’est un service en plus, qui permet d’aller plus vite ».

  • 2 Où les trouver ?

  • La téléconsultation essaime partout en France. Dans les grandes villes comme en campagne. Mais comparée à d’autres territoires, elle reste encore discrète en Cornouaille. Une borne Medadom est présente à Scaër. À l’officine de Pleuven et à la pharmacie de la zone commerciale Carrefour, à Quimper, ce sont des cabines Tessan qui ont fait leur apparition. Une présence dans le Sud-Finistère pour l’instant confidentiel, donc. Ici pourtant, accéder à un médecin est aussi complexe qu’ailleurs. Ce genre d’équipements pourrait donc se multiplier… Ce qu’Achraf Ouizza laisse aussi entendre. À ce jour, son entreprise a réalisé « plus de 550 installations ». En pharmacie essentiellement, mais aussi dans des mairies ou grandes surfaces. Et l’objectif 2023 est le suivant : « Avoir assez de dispositifs pour être à moins de quinze minutes en voiture de chaque Français ».

  • 3 Commentaire elles marchent ?

  • Dans les deux officines cornouaillaises, le fonctionnement est le même. Le patient arrive sans rendez-vous et est d’abord guidé par le pharmacien. Dans la cabine, il insère sa carte vitale et attend qu’un médecin apparaisse à l’écran. La promesse de Tessan ? Moins de quinze minutes d’attente pour avoir un généraliste ; moins d’une semaine pour un spécialiste (sur rendez-vous).

    En Cornouaille, des cabines de téléconsultation pour l'instant discret

    Le patient dispose de sept objets connectés pour s’ausculter (tensiomètre, oxymètre, thermomètre, électrocardiographe, dermatoscope, otoscope et balance). Les données sont transmises en temps réel au praticien. Le règlement se fait par carte bancaire et une imprimante est prévu pour l’ordonnance. Le patient peut ensuite se rendre au comptoir de la pharmacie pour prendre ses médicaments.

  • 4 Qui sont les médecins ?

  • Pour le chef de projet, ces consultations à distance « se rapprochent à près de 85 % de ce que l’on peut faire dans un cabinet médical physique ». L’an dernier, près de 145 000 téléconsultations ont été réalisées en France par la centaine de médecins qui travaillent pour Tessan. Des professionnels salariés par l’entreprise. Et qui disposent parfois aussi de leur propre cabinet.

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