«Le nombre d’abonnés ne veut plus rien dire», explique Magali Berdah

Influenceurs-Le-nombre-d-abonnes-ne-veut-plus-rien-dire-explique-Magali-Berdah.png

Qui sont les influenceurs ? Combien sont-ils ? Combien gagnent-ils et comment font-ils pour gagner leur vie ? Beaucoup de questions gravitent autour du monde de l’influence sur les réseaux sociaux. Magali Berdah, grande représentante de ce monde perçu comme opaque, a rappelé les fondamentaux de ce milieu au micro de Dimitri Pavlenko vendredi matin. La fondatrice de Shauna Events, une des plus grosses agences d’influenceurs en France, a d’ailleurs récemment été soumise à une enquête par le parquet de Grasse pour « pratiques commerciales trompeuses ».

L’influence, des micro influenceurs jusqu’aux grandes personnalités

Née en 2016, sa société met en relation ses influenceurs, une petite centaine, et des marques. « Nous ne sommes pas des faiseurs de stars. On prend des gens qui sont déjà connus, qui ont déjà une base de followers quelle qu’elle soit, de tous domaines différents donc pas demandé que de la téléréalité », commence-t-elle par expliquer. « À partir du moment où la personne détient une communauté dite engagée, elle devient influenceur », ajoute-t-elle.

Une communauté engagée est un ensemble d’internautes qui convient à une personne, l’écoute, commente ses publications et ce sur le long terme. Et cette fidélité se paie. « Pour les marques, une publication peut coûter 100 euros, mais certaines peuvent monter à 5.000 euros par exemple. Tout dépend de l’engagement engendré par les influenceurs », précise Magali Berdah.

« Il ne s’agit plus d’avoir des millions de followers, ça ne veut plus rien dire même si c’était le cas au début. Vous avez aujourd’hui de super influenceurs qui ont 100.000 abonnés et qui sont beaucoup plus engageant que certains, qui en ont 3 millions », ajoute-t-elle.

Un contenu moins cher et plus efficace qu’une publicité traditionnelle…

Et selon de nouvelles études en marketing, le prix pour les marques est très attractif et surtout très louable. Les réseaux sociaux permettent d’ailleurs une nouvelle stratégie, celle du « code promo », en collaboration avec les influenceurs.

« Cela permet à une marque de quantifier son retour sur investissement. C’est-à-dire que quand les clients vont acheter, ils vont saisir le code promo » et donc indique l’efficacité de sa publicité en temps réel, indique Magali Berdah .

…mais un manque de régulation dénoncé par les autorités

Si ce business de l’image est lucratif, il n’obéit pas encore aux mêmes règles que d’autres systèmes de vente et un flou juridique persiste. De nombreuses arnaques ont été remplacées avec parfois un risque pour la santé, comme des shampoings qui font tomber les cheveux. Parfois il s’agit de drop shipping, une technique pour vendre plus cher des articles bas de gamme étrangers.

Et Magali Berdah, après une tournée médiatique autour de sa société, s’appelle désormais pour une meilleure régulation. « Je pense que tout le monde a participé à ça à sa manière », élue la cheffe d’entreprise. Il est temps qu’il y ait « un encadrement, un contrôle continu. Il ya plein de choses à mettre en place et je pense que c’est un métier qui va trop vite. Internet va vite, va plus vite que le monde normal et il mérite d’être encadré aussi bien que le monde réel », déclare-t-elle.

Facebook
Pinterest
Twitter
LinkedIn
Email