SantéVet investit 50 millions dans son Doctolib pour chiens et chats

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C’est une entreprise vétérante qui a rejoint la French Tech et la France Digitale. A près de vingt ans, SantéVet, le leader de l’assurance-santé pour les animaux de compagnie, décroche ses galons numériques en investissant 50 millions d’euros dans sa transformation digitale. Soit un tiers de la levée de fonds de 150 millions d’euros effectué en février dernier par le groupe lyonnais auprès de son actionnaire historique Columna Capital – la plus grosse cette année en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le courtisan, créé en 2003, revendique la moitié des parts de marché de la couverture santé animale en France, choisie par 6 à 7 % des propriétaires de chiens et chats. Avec 300.000 contrats actifs, dont 10 % en Belgique et en Allemagne, il table sur 100 millions d’euros de volume d’affaires cette année, contre 77 millions en 2021. Il emploie 300 personnes, après 120 recrutements effectués depuis janvier : « essentiellement des profils tech pour renforcer la direction informatique passée de 23 à 100 personnes », souligne le président Hugues Salord, enthousiasmé par « le nouvel élan start-up très multilingue » pris par SantéVet.

Pour renforcer son comex, le cofondateur (avec son frère) est allé chercher un DRH chez Johnson & Johnson, une directrice marketing chez LVMH et un directeur technique chez Wefox, licorne allemande de l’insurtech. « Nous avons constitué une équipe très puissante », estime-t-il.

Rappels de vaccination

Il poursuit « deux axes de digitalisation : les relations B to C avec les propriétaires et B to B avec les vétérinaires ». Le grand toilettage du site et des applications veut massifier les prises de rendez-vous sur son service Vetolib, « l’équivalent de Doctolib ». Et fluidifier la gestion des paiements et remboursements avec PayVet, « comme un tiers payant ». PayVet Crédit propose même « l’avance des frais sans abonnement et sans engagement ». SantéVet va aussi s’enrichir de nouveaux services de réservation de garde d’animaux ou sorties promenades, d’une boutique en ligne d’accessoires et ouvrir la téléconsultation.

En direction des professionnels, le groupe commercialise à travers sa filiale Digivet des logiciels englobant la facturation ou les rappels de vaccination . Le groupe espère être adopté par 30 % des cliniques vétérinaires l’année prochaine.

« C’est une mutation profonde sur la base de solides fondamentaux », estime Hugues Salord, en plaçant en avant « une croissance à deux chiffres et louable depuis la création du groupe, et dix-huit ans de récolte de données. C’est aussi dans notre ADN ».

La nouvelle génération de services numériques, conçue dès l’origine dans toutes les langues, intègre dès à présent les ambitions européennes de SantéVet. L’assureur ouvre dans quelques mois sa filiale italienne à Milan, un pays où l’assurance-santé pour animaux n’existe pas encore. Après l’Allemagne l’année dernière, le plus gros marché européen avec la France, il a programmé les Pays-Bas, l’Autriche et le Portugal en 2023. Avec l’objectif de réaliser 50 % du chiffre d’affaires à l’ ‘international en 2026 en « adapte la plateforme digitale européenne de démocratisation de l’accès aux soins vétérinaires ».

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