Traqueurs en ligne : ces 25 services suivent vos faits et gestes sur le web

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Google, Facebook, Twitter, Instagram, votre site de cuisine préféré… Ils sont partout quand vous surfez sur Internet. Les traqueurs ont parfois une utilité avérée, mais sont souvent utilisés pour diffuser des données sur vos habitudes et afficher des pubs ciblées. Le groupe de cybersécurité russe Kaspersky a répertorié ainsi les 25 traqueurs les plus couramment croisés par les internautes dans le monde.

En Europe, Google règne en maître

Pour réaliser son étude, Kaspersky s’est basé sur les données anonymes de son outil Do Not Track, qui bloque le chargement des traqueurs publicitaires. Pour rappel, ce sont des scripts chargés de collecter des données sur l’utilisation d’une page web et le comportement de son visiteur. Le processus se matérialise souvent par le dépôt de cookies dans un navigateur. Par exemple, ces outils peuvent être utilisés pour enregistrer votre identité sur un site web (Facebook, boîte email…) ou afficher des publicités qui répondent à vos envies du moment.

En Europe, les services de Google sont majoritairement utilisés pour suivre les utilisateurs. Ainsi, on retrouve sur le podium les services de Google Marketing Platform (ex-DoubleClick) avec 21 % d’utilisation, Google Analytics (15,23 %) et la société Criteo (7,07 %), spécialisée dans la publicité en ligne .

Suivent au classement des produits d’Amazon Technologies, Facebook Custom Audiences, Index Exchange, Google AdSense, Bing Ads, Adloox, Improve Digital, YouTube Analytics, Adform, Yahoo Web Analytics, Twitter, Facebook, Yieldlab, Zemanta, Rubicon Project, Yahoo Advertising , Chartbeat, Realsrv.com, Virtual Minds, Pinterest, Meetrics (DoubleVerify), et enfin Adobe Analytics.

Autant de traqueurs qui peuvent utiliser les données issues de votre comportement pour maximiser les revenus publicitaires des annonceurs.

Quelle(s) solution(s) ?

Afin de comprendre la finalité exacte de ces traqueurs, il est nécessaire de lire la politique de confidentialité des sites que vous visitez. Une lecture qui peut s’avérer longue et fastidieuse. Cependant, avec le renforcement de la vie privée au cours de ces dernières années, certains acteurs majeurs de la technologie commencent à opérer des changements. C’est le cas d’Apple avec l’App Store, qui demande à l’utilisateur s’il souhaite que l’application trace son activité ou non. En France, les sites utilisant des cookies sont contraints de demander l’autorisation à l’internaute, conformément aux dispositions du RGPD.

De plus, Kaspersky recommande de refuser le plus possible l’utilisation des traqueurs sur Internet. Vous ne pourrez jamais être complètement protégé du suivi de vos activités en ligne, mais l’utilisation d’un outil de DNT (Do Not Track) est une solution relativement efficace. Par défaut, le navigateur web Firefox propose un service de ce type, facilement configurable.

Enfin, pour augmenter encore vos exigences en matière de sûreté, l’utilisation d’un VPN ou d’un proxy peut être une bonne alternative. L’IP de votre connexion sera modifiée et les traqueurs ne pourront plus vous identifier avec précision. Attention, ces outils minimisent les risques, mais ne les écartent pas totalement. Sur Internet, l’anonymat complet n’existe pas.

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